Beyssenac 74898 Nouvelle plaque

Photos : Mairie de Beyssenac - Mémorial de la résistance (Nouvelle plaque) - " Aux victimes de la barbarie nazie au Pont Lasveyras - Massacre du 16 février 1944" - 34 hommes exécutés sur place, 5 hommes morts en déportation, 7 hommes survivants de la déportation, 3 hommes rescapés du massacre. L'ancien Moulin de la Papeterie est situé sur la commune de Beyssenac. A cet endroit, la rivière Auvérèze sert de limite entre les communes de Beyssenac (Corrèze) et de Payzac (Dordogne). On accédait au moulin par plusieurs sentiers en provenance des villages de Pissac (Beyssenac) et de Deux-Eaux (Payzac), cheminant entre Corrèze, Dordogne et Haute-Vienne. Un accès au moulin se fait aussi à partir du Pont Lasveyras, pont moyenâgeux situé à 1 kilomètre en aval. Bien qu’ayant eu lieu au Moulin de la Papeterie, parfois appelé Papeterie de Pissac ou Moulin de la Forêt, cette tragédie est connue comme le Massacre du Pont Lasveyras. Le secteur se situe entre Pompadour (Corrèze), Lanouaille (Dordogne) et Saint-Yrieix la Perche (Haute-Vienne). Fin 1943, le groupe de maquisards de l’Armée Secrète (AS) Dordogne Nord accueillait dans ce camp de repli des jeunes ayant rejoint la Résistance. L’endroit, isolé, était difficile d’accès. En février 1944, étaient passés dans ce moulin, parfois pour quelques heures, des résistants de la première heure, de nombreux jeunes réfractaires au Service du Travail Obligatoire (STO), des maquisards issus d’autres groupes de Résistance (Francs Tireurs et Partisans – FTP) ou des juifs réfugiés dans la région. Au matin du 16 février 1944, plusieurs colonnes allemandes venues de Limoges encerclent le moulin. Elles passent à l’attaque avec une grande violence. Les jeunes maquisards ne peuvent que se rendre après avoir tenté courageusement de riposter. Les officiers SS et les soldats procèdent alors à un interrogatoire brutal des résistants, ponctué d’exécutions arbitraires. Ceux-ci sont finalement regroupés puis divisés en trois groupes. L’un de ces groupes est affecté au transport du matériel militaire des troupes ayant mené l’assaut vers les camions qui les ont acheminées. Les deux autres groupes sont massacrés sur place. Les hommes désignés pour le chargement des armes sont emprisonnés à Limoges, internés à Compiègne puis déportés vers les camps de concentration du Reich. (Source : Mairie de Beyssenac)

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